
A l’aube de ce nouveau millénaire, le problème de l’eau apparaît clairement comme l’un des enjeux majeurs de notre société.
Le contexte spécifique local caractérisé par une grande irrégularité des apports pluviométriques génère des situations de surabondance ou de déficits hydriques chroniques et conditionne fortement le développement des activités, des usages et des modes d’occupation des sols.
Les Cévennes, situées en amont de régions à forte densité de population revêtent un aspect stratégique en termes de protection contre les inondations et de gestion de la ressource en eau.

Comme en témoigne la multitude d’ouvrages hydrauliques présents sur le territoire, l’eau et les rivières sont depuis toujours ancrées dans la vie cévenole. Les techniques hydrauliques des anciens fondées sur la mise en place de murs construits en pierres sèches (tancats) ont façonné le territoire cévenol au cours des siècles. Elles semblent avoir eu pour but principal de freiner l’écoulement des eaux.

Si les ouvrages constituent aujourd’hui un patrimoine culturel certain et malheureusement en forte dégradation, il est encore difficile d’apprécier de façon scientifique leur impact sur la ressource en eau.
L’objectif du présent projet, fondé sur la rénovation de ces ouvrages est donc de réaliser un chantier pilote, assorti d’un suivi scientifique rigoureux, pour permettre d’évaluer précisément l’intérêt d’une telle opération en terme de gestion alternative de la ressource en eau et son éventuelle reproductivité.

